jueves, 27 de febrero de 2014

Lanzar ataques informáticos contra Siria estuvo dentro de las hipótesis que manejó el gobierno de Estados Unidos.


Cuando Barack Obama quería lanzar un ciberataque contra Siria.

En la primavera de 2011, la administración norteamericana contempló un ciberataque contra Siria para “cegar” y “paralizar” a Bachar al-Assad. Antes de renunciar finalmente a eso. Aquí el por qué.

Fue antes de Edward Snowden y antes del alboroto que provocaron las revelaciones de las actividades “más secretas” de la NSA, la National Security Agency. En la primavera de 2011, los ciberataques fueron contemplados contra Siria por la administración norteamericana, particularmente para intentar paralizar a la aviación de Bachar al-Assad y dejarla ciega, informa el martes el New York Times. El fin habría sido “esencialmente llevar al ocaso al régimen de Assad”, confió al diario norteamericano un ex miembro de la administración a cargo de estas cuestiones.
¿Pero cómo fue que Barack Obama finalmente no apretó la tecla “Enter”?

Tres argumentos retuvieron a Obama

Para el presidente Obama, ferozmente opuesto a cualquier intervención directa en Siria, la ciberguerra representaba una opción a la vez más segura, menos onerosa y sin riesgos de pérdidas humanas. Pero en el curso de un largo debate interno y secreto, la opción no fue sostenida finalmente. Varias razones son adelantadas.
• La posibilidad de una respuesta. Contrariamente a Irán que fue objeto de tales asaltos durante los dos primeros años de la presidencia de Obama, Siria se prestaba menos a tal estrategia. Porque estos ataques, incluso lanzados de manera encubierta, aparentemente no valían la pena. Uno de los argumentos claves a tomar en cuenta era la posibilidad de una réplica no sólo siria, sino también iraní o rusa. Alcanzar la aviación o la red eléctrica siria habría expuesto a Estados Unidos a represalias sobre su territorio.
• El temor a los errores. Otro argumento de peso es la situación humanitaria en Siria, que permanece como todos sabemos, catastrófica. El temor de la administración norteamericana, habría sido alcanzar instalaciones civiles. En el marco de la operación Olympic Games lanzada por su predecesor contra Irán, el presidente Obama nunca mantuvo en secreto sus reticencias frente al riesgo de tocar un hospital. Razón que lo incitó a restringir el campo de acción de este programa.
• El espectro del Stuxnet. Finalmente, la administración norteamericana se congeló por el episodio del verano de 2010, cuando como consecuencia de un error tecnológico, el virus Stuxnet fue difundido ampliamente a través del mundo. Peor, los encargados de este código malicioso fueron finalmente penetrados y los focos cayeron sobre la NSA, pero también sobre Israel.

El debate continúa

Caitlin Hayden, portavoz del National Security Council (el Consejo de Defensa Nacional que depende directamente del presidente), entrevistada el jueves por el New York Times, no desea discutir los detalles. Pero las “antiguas y nuevas opciones” permanecen sobre la mesa. “Fuimos claros sobre el hecho de que un cierto número de herramientas permanezcan a nuestra disposición para proteger nuestra seguridad nacional, incluso los ciberataques”. Ella recuerda también que el presidente Obama confirmó esta visión de las cosas en una directiva clasificada de 2012.
Pero al final, ya sea en el dominio de la guerra tradicional o en el de la guerra de las redes informáticas y de las telecomunicaciones, Estados Unidos no desea oficialmente ninguna escalada.

Fuente: BFMTV por David Namias  25/02/2014


  
Quand Barack Obama voulait lancer une cyber-attaque contre la Syrie.

Au printemps 2011, l'administration américaine a envisagé une cyberattaque contre la Syrie pour "aveugler" et "paralyser" Bachar al-Assad. Avant de finalement y renoncer. Voici pourquoi.

C'était avant Edward Snowden et avant le tapage fait depuis autour des activités "plus totalement secrètes" de la NSAla National Security Agency. Au printemps 2011, des cyberattaques ont été envisagées contre la Syrie par l'administration américaine, notamment pour tenter de paralyser l'aviation de Bachar al-Assad et de la rendre aveugle, rapporte mardi le New York Times. Le but aurait été "essentiellement d'éteindre les lumières chez Assad", a confié au quotidien américain un ancien membre de l'administration en charge de ces questions.
Mais comment se fait-il que Barack Obama n'ait finalement pas appuyé sur la touche "Enter"?

Trois arguments ont retenu Obama

Pour le président Obama, farouchement opposé à toute intervention directe en Syrie, la cyber-guerre représentait une option à la fois plus sûre, moins onéreuse et sans risques de pertes humaines. Mais au cours d'un long débat interne et secret, l'option n'a finalement pas été retenue. Plusieurs raisons sont avancées.
• La possibilité d'une rispote. Contrairement à l'Iran qui avait fait l'objet de tels assauts pendant les deux premières années de la présidence d'Obama, la Syrie se prêtait moins à une telle stratégie. Car ces attaques, même lancées à couvert, n'en valaient apparemment pas la peine. L'un des arguments clés à prendre en compte était la possibilité d'une riposte non seulement syrienne, mais aussi iranienne ou russe. Atteindre l'aviation ou le réseau électrique syrien aurait exposé les Etats-Unis à des représailles sur leur territoire.
• La crainte de bavures. Un autre argument de poids est la situation humanitaire en Syrie, qui reste comme chacun le sait, catastrophique. La crainte de l'administration américaine, aurait été de toucher des installations civiles. Dans le cadre de l'opération Olympic Games lancée par son prédécesseur contre l'Iran, le président Obama n'a ainsi jamais fait secret de ses réticences face au risque de toucher un hôpital. Raison qui l'a poussé à restreindre le champ d'action de ce programme.
• Le spectre de Stuxnet. Enfin, l'administration américaine a été refroidie par l'épisode de l'été 2010, quand à la suite d'une erreur technologique, le vers Stuxnet avait été largement diffusé à travers le monde. Pire, les commanditaires de ce code malveillant avaient finalement été percés à jour et les projecteurs braqués déjà sur la NSA, mais aussi sur Israël.

Le débat continue

Caitlin Hayden, la porte-parole du National Security Council (le Conseil de défense nationale qui dépend directement du président), rencontrée jeudi par le New York Times, n'entend pas discuter des détails. Mais les "anciennes et nouvelles options" restent sur la table. "Nous avons été clairs sur le fait qu'un certain nombre d'outils restent à notre disposition pour protéger notre sécurité national, y compris les cyber-attaques". Elle rappelle aussi que le président Obama a confirmé cette vision des choses dans une directive classifiée de 2012.
Mais au final, que ce soit dans le registre de la guerre traditionnelle ou celui de la guerre des réseaux informatiques et de télécommunication, les Etats-Unis ne souhaitent officiellement aucune escalade.

BFMTV par David Namias  25/02/2014